La restauration de l'Hôtel de Caumont

Quand François Rolland de Réauville décide de la construction de l’hôtel particulier en 1715, il charge l’architecte Robert de Cotte de dessiner les plans du jardin de l’Hôtel de Caumont dans le goût classique de l’époque : tracés géométriques soignés, perspective ouverte, jeux d’eaux… autant de codes des jardins dits "à la française".

Culturespaces entreprend le réaménagement des jardins haut et bas du Centre d'Art de l’Hôtel de Caumont dans l’esprit des lieux, par l’intermédiaire de documents d’archives contenant des plans réalisés par Robert de Cotte.

Dans ces jardins s’épanouissent les plantes typiques des jardins des belles demeures aixoises du XVIIIe siècle : le laurier et le buis comptent parmi les essences les plus fréquentes. On retrouvera aussi le robinier (faux-acacia d’Amérique du Nord implanté en France par Jean Robin en 1601), le cyprès, l’if, le tilleul, le lilas, l’érable rouge et argenté, et d’autres plantes emblématiques de la région : le chêne vert, l’agapanthe et le micocoulier de Provence. Le charme, le murier, le lierre et le magnolia complètent cette belle diversité de végétaux.

Ainsi, le parterre du jardin haut est formé par une pelouse ponctuée de buis boules et dessinée en compartiments géométriques autour d’un bassin. Le jardin bas comprend le parterre central inspiré du dessin originel de Robert de Cotte pour l’Hôtel de Caumont, entouré de buis, de rosiers, de chênes verts, de haies d’ifs et d’un bassin orné de trois tritons.

La restauration des jardins est entreprise par Pinson Paysage à qui l’on doit notamment la restauration des parterres du bassin de Latone au château de Versailles.